
Dans cette enquête du journal Le Dauphiné Libéré publiée le 24 août 2025, je suis interviewé sur l’axe de l’éco-responsabilité des événements en lien avec un chapitre de mon nouvel ouvrage (VI. L’émergence d’événements éco-responsables).
En effet, le trail connaît un succès croissant aujourd’hui. Il correspond au culte de la performance, et de la mise en spectacle de soi-même chère à l’hypermodernité. On recherche quelque part à travers ces épreuves, une forme de réenchantement de son existence et de valorisation de soi. On devient le temps d’une course, un héros qui côtoie les meilleurs.
Cependant, des paradoxes persistent. Les athlètes sont à la recherche d’une nature régénératrice mais en même temps aiment grossir les pelotons des événements les plus connus, et n’hésitent pas à se rendre aux quatre coins de la planète. Il faut bien savoir que ce sont les déplacements qui polluent le plus, et lorsqu’un événement comme l’UTMB reçoit plus de 60% de coureurs étrangers, cela pose forcément question. Mais en même temps les organisateurs sont également soumis à des enjeux économiques et touristiques en lien avec leurs partenaires.
Certains athlètes dénoncent ces dérives environnementales, et véhiculent de nouvelles valeurs qui obligent les organisateurs à proposer des épreuves plus éco-responsables, mais ce n’est pas le cas de tous les événements, qui plus est quand l’objectif premier est de faire du profit. Il faut que tous les acteurs concernés puissent réussir à trouver un équilibre entre la logique économique de profit, la logique environnementale et l’accessibilité sociale, sans avoir recours au greenwashing ou socialwashing.
Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à lire l’enquête ci-jointe :
