Je vous invite à écouter cette interview de Radio Télévision Suisse, où j’évoque la quête de l’extrême qui amène les coureurs à toujours se surpasser sur des formats de courses toujours plus longs, avec toujours plus de dénivelé. On parle ici d’hypermodernité.
Autrefois pratique solitaire, le running devient une expérience partagée notamment sur les réseaux sociaux où le coureur cherche à se mettre en spectacle, à se valoriser.
Malheureusement dans un contexte concurrentiel, la création d’événements XXL génère beaucoup d’émissions carbones, en contradiction avec l’essence même de la course à pied. Les ultras sont en tension entre logique économique de rentabilité, de médiatisation, et une logique responsable, de maitrise des atteintes portées à l’environnement. Le sens de tels événements est requestionné.
