Dans cet article de Nice Matin, paru le 4 janvier, jour de la Prom’classic de Nice qui rassemblait 15 000 inscrits, j’ai été interviewé afin d’analyser l’engouement croissant pour la course à pied. En effet, les 15 000 dossards de ce 10 km se sont écoulés en seulement 48 heures, illustrant l’attractivité toujours plus forte de cette pratique.
Le nombre de coureurs ne cesse d’augmenter, porté notamment par l’essor des communautés en lignes et des applications qui permettent de mettre en scène ses performances, de relever des défis personnels dans une société hypermoderne où tout s’accélère et où l’image occupe une place centrale. On assiste à une diffusion sociale de la pratique, marquée par une plus grande diversité de profils et une participation féminine en forte hausse.
Plusieurs facteurs motivent les français à courir, dont le culte de la performance et de l’extrême, comme expliqué dans mon nouvel ouvrage « Courir sans limites. La révolution de l’Ultra-Trail (1990-2025) »
Mais la course ne se résume plus uniquement à la recherche de performance, elle devient aussi une quête de sens, de lien social, de connaissance de soi. Autrefois perçue comme un sport individuel, la course à pied s’affirme désormais comme une pratique sociale, un moyen de créer du lien et de s’engager pour des causes humanitaires, médicales ou écologiques. Cette évolution s’inscrit dans une société dite transmoderne, où la performance n’est plus l’unique finalité. Rappelons toutefois que cet engouement n’est pas sans conséquences. En effet, l’organisation d’événements sportifs de grande ampleur soulève également la question de l’impact environnemental, notamment en matière d’émissions de carbone.

Si cet article vous donne envie d’en savoir davantage, vous pouvez commander mon dernier ouvrage : « Courir sans limites. La révolution de l’Ultra-Trail (1990-2025) » qui évoque les enjeux de l’ultra-trail des années 1980 à aujourd’hui. A retrouver sur France Média Groupe.
