Dans cet article de la revue Octave paru en janvier 2026, il est question de performances toujours plus importantes dans le monde de l’ultra. J’y évoque le succès de cette pratique, l’importance des réseaux sociaux, et notamment de Strava dans ce nouveau rapport aux autres, ainsi que les risques et limites de l’ultra-trail.
Dans un monde où on recherche une intensification de son mode de vie, l’ultra-trail répond à cette quête de performances. Dans ce que j’appelle « l’illimitisme », les coureurs explorent leurs limites en allant toujours plus loin, toujours plus vite, en étant toujours plus fort…
Le « rapport à soi » devient « rapport aux autres », les coureurs affichent et comparent leurs résultats via des application comme Strava ou sur les réseaux sociaux, redoublant ainsi le sens donné à leurs performances. Parallèlement, les événements organisés autour du trail deviennent des lieux de socialisation, on court « avec » et non plus « contre ».
La surenchère permanente engendre malheureusement des risques et des limites à la pratique de l’ultra-trail : préparation insuffisante, blessures, addiction, etc. Pour décrire cette quête d’exploits toujours plus extrêmes, j’évoque le mythe de Sisyphe : à force de vouloir pousser la prière toujours plus loin, elle finit par nous rouler dessus.
Pour consulter l’article de la revue Octave, cliquez ci-dessous :

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