Dans cet article de La Gazette des communes, paru le 24 août 2026, j’ai été interrogé sur la place des événements de trail dans les politiques sportives locales. Le titre résume bien la conviction que je défends : en trail, il faut passer d’une logique d’événement sportif à une logique d’événement territorial.
Le trail a connu une telle expansion qu’il est devenu un enjeu économique pour les territoires qui l’accueillent. Mais cette attractivité a un coût. La montagne est devenue un terrain de jeu, alors que ses ressources restent limitées. Les transports, les déchets, la fréquentation d’espaces sensibles et la saturation de certaines vallées obligent à revoir la manière dont ces courses sont pensées.
Une logique d’événement sportif place la compétition, la performance et le nombre d’inscrits au centre. Une logique d’événement territorial part du lieu lui-même : ses habitants, ses ressources, ses acteurs économiques et environnementaux. La question n’est plus seulement de savoir combien de coureurs une course peut accueillir, mais ce qu’elle apporte au territoire et ce qu’elle lui coûte.
Pour les collectivités, cela suppose de construire ces événements avec l’ensemble des acteurs locaux, et d’associer davantage ceux qui protègent l’environnement aux réflexions. Il faut travailler ensemble sur l’écosystème du trail, en partant des territoires, pour que ce soit gagnant pour tout le monde. C’est l’une des pistes que je développe dans mon ouvrage Courir sans limites. La révolution de l’Ultra-Trail (1990-2025).


Si cet article vous donne envie d’en savoir davantage, vous pouvez commander mon dernier ouvrage : « Courir sans limites. La révolution de l’Ultra-Trail (1990-2025) » qui évoque les enjeux de l’ultra-trail des années 1980 à aujourd’hui. A retrouver sur France Média Groupe.
