Dans cet article du Monde, paru le 3 septembre 2026, j’ai été interrogé sur l’essor des social run clubs, ces groupes de coureurs informels qui se retrouvent pour courir ensemble, puis partager un moment autour d’un verre. Le phénomène peut sembler anecdotique. Il dit pourtant beaucoup de l’évolution de la course à pied.
Pendant longtemps, courir a été perçu comme un sport individuel, centré sur la performance et le chronomètre. Ces nouveaux collectifs, souvent nés sur les réseaux sociaux ou autour d’applications comme Strava, rassemblent des dizaines, parfois des centaines de personnes, en dehors du cadre fédéral. On y court pour transpirer, mais aussi pour créer du lien. La sortie compte autant que ce qui se passe après.
Ces clubs constituent une porte d’entrée conviviale vers la course à pied. Ils attirent des publics qui ne se seraient pas reconnus dans un club d’athlétisme classique, en particulier les jeunes adultes et les femmes. Ici, le niveau importe peu, et l’objectif n’est pas de battre un record.
Cette évolution s’inscrit dans ce que j’appelle une société transmoderne. Aux valeurs de performance et d’image s’ajoutent désormais des valeurs plus humanistes : le partage, le lien social, la quête de sens. La course à pied devient une pratique sociale à part entière, comme je l’explique dans mon ouvrage Courir sans limites. La révolution de l’Ultra-Trail (1990-2025).


Si cet article vous donne envie d’en savoir davantage, vous pouvez commander mon dernier ouvrage : « Courir sans limites. La révolution de l’Ultra-Trail (1990-2025) » qui évoque les enjeux de l’ultra-trail des années 1980 à aujourd’hui. A retrouver sur France Média Groupe.
